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Immigration

 

Économie et immigration

 
 

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Économie immigration

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De 1992 à 2004

La situation économique des nouveaux immigrants au Canada ne s'est pas améliorée depuis le début du millénaire, même si ceux-ci ont un niveau de scolarité beaucoup plus élevé et que beaucoup plus font partie de la catégorie des immigrants qualifiés que 10 ans auparavant, selon un nouveau rapport.

Cette étude se penche sur le bien-être économique des familles immigrantes et non pas seulement sur celui des personnes. On y évalue leur situation économique depuis 2000, l'étendue du faible revenu «chronique» ainsi que l'incidence des variations observées dans les catégories de niveau de scolarité et de qualifications sur leur bien-être économique depuis 1993.

En 2002, les taux de faible revenu des immigrants au cours de leur première année complète au Canada étaient 3,5 fois plus élevés que ceux des personnes nées au Canada. En 2004, ils avaient légèrement diminué et étaient 3,2 fois plus élevés que ceux des personnes nées au Canada.

Ces taux étaient plus élevés que ceux de n'importe quelle année de la décennie 1990, alors qu'ils étaient environ trois fois plus élevés que les taux des personnes nées au Canada.

La hausse du faible revenu est concentrée chez les immigrants qui viennent d'arriver au pays, soit ceux qui s'y trouvent depuis un an ou deux. Ces résultats donnent à penser qu'ils ont plus de difficultés à s'adapter à court terme depuis 2000.

Le repli du secteur de la technologie qui s'est produit après 2000 constitue peut-être une explication. La proportion de nouveaux immigrants dont la profession était dans les domaines de la technologie de l'information et du génie a crû radicalement pendant les années 1990.

Dans l'étude, on constate que, dans l'ensemble, l'importante augmentation du niveau de scolarité des immigrants récents et le passage à la catégorie des immigrants qualifiés n'ont eu que peu d'effet sur leur probabilité d'être dans une situation de faible revenu.

En 1993, le système de sélection des immigrants a été modifié afin d'attirer des immigrants ayant un niveau de scolarité plus élevé ainsi que des immigrants de la catégorie économique «immigrants qualifiés».

Par conséquent, parmi les nouveaux immigrants âgés de 15 ans et plus, la proportion de personnes détenant un grade universitaire est passée de 17 % en 1992 à 45 % en 2004. Par ailleurs, la proportion de personnes de la catégorie économique «immigrants qualifiés» est passée de 29 % à 51 %.

Probabilité d'entrer dans une période de faible revenu et d'en sortir

La probabilité d'entrer dans une période de faible revenu était très élevée pour les immigrants au cours de leur première année au Canada. Elle variait entre 34 % et 46 % selon leur année d'arrivée au Canada.

Toutefois, si les immigrants n'étaient pas entrés dans une période de faible revenu durant leur première année au pays, la probabilité que cela se produise diminuait considérablement, et passait à 10 % ou moins, pour les années subséquentes passées au Canada.

Le résultat a été que, parmi les immigrants qui sont arrivés au Canada au début des années 1990, environ 65 % ont connu une situation de faible revenu à un moment donné au cours des 10 premières années qu'ils ont passées au Canada. Parmi ces immigrants, les deux tiers ont vécu cette situation pendant la première année.

Si les immigrants évitent une situation de faible revenu pendant la première année qu'ils passent entièrement au Canada, leurs chances de ne pas se trouver dans une telle situation sont très bonnes.

Pour nombre de personnes, la première période de faible revenu est assez courte. Entre 34 % et 41 % en sont sortis après une année, selon la cohorte d'arrivée. Environ le tiers de ces immigrants étaient encore dans cette période de faible revenu après trois années. Cependant, même s'ils sortaient d'une période de faible revenu, il leur était possible d'en connaître une autre plus tard.

Au cours des années 1990, en raison de l'augmentation rapide de la part d'immigrants possédant un niveau de scolarité élevé ou appartenant à la catégorie économique «immigrants qualifiés», on aurait pu s'attendre à ce que le risque qu'ils se trouvent dans une situation de faible revenu soit réduit ou que la probabilité de se sortir d'une telle situation soit augmentée. Cela est dû au fait que, traditionnellement, les immigrants les plus instruits et ceux de la catégorie économique se débrouillaient mieux sur le marché de l'emploi.

Toutefois, le rapport montre que ces variations ont eu relativement peu d'effet sur les taux d'entrée et de sortie tout au long des années 1990.

C'était en partie parce qu'il n'y avait qu'une petite différence dans les tendances d'entrée et de sortie entre les immigrants qui sont mieux instruits et ceux dont le niveau de scolarité est plus faible. Qui plus est, au début des années 2000, les immigrants de la catégorie économique des travailleurs qualifiés étaient plus susceptibles d'entrer dans une période de faible revenu que leurs homologues de la catégorie du regroupement familial.

Par exemple, en ce qui concerne les personnes du groupe arrivé en 2003, la probabilité d'entrer dans une période de faible revenu pendant leur première année au Canada était d'environ 2,3 points de pourcentage moins élevée qu'elle ne l'aurait été si les caractéristiques de scolarité et de catégorie des immigrants qui arrivaient n'avaient pas changé.

Par contre, le cycle économique a eu des conséquences beaucoup plus grandes. Le taux d'entrée dans une période de faible revenu est tombé d'environ 11,5 points de pourcentage entre la crête et le creux du cycle.

Près du cinquième des immigrants récents se trouvaient dans une situation de faible revenu chronique

Aux fins de ce rapport, le faible revenu «chronique» est défini comme le fait de se trouver dans une situation de faible revenu durant au moins quatre des cinq premières années passées au Canada.

Dans cette étude, on constate que près d'un immigrant récent sur cinq (18,5 %) arrivé entre 1992 et 2000 s'est trouvé dans une situation de faible revenu pendant au moins quatre des cinq premières années qu'il a passées au Canada. Ce taux est plus de deux fois plus élevé que celui d'environ 8 % observé chez les personnes nées au Canada.

Pour le groupe arrivé en 1993, le taux de faible revenu chronique quinquennal était de 20,5 %. Pour ce qui est des personnes arrivées en 2000, le taux était passé à 16,2 %, au gré de l'amélioration de la situation économique.

Il y a deux raisons possibles pour expliquer ce recul : les caractéristiques relatives au marché du travail plus positives des immigrants arrivés vers la fin des années 1990 et l'amélioration des conditions économiques (le cycle économique). Selon les constatations de l'étude, les caractéristiques des immigrants n'expliquent en rien, pour ainsi dire, l'amélioration observée, dont la plus grande partie était due à la conjoncture économique favorable.

Dans l'ensemble, l'importante augmentation du niveau de scolarité des immigrants qui arrivent et le passage à la catégorie des immigrants qualifiés n'ont eu qu'un très modeste effet sur les résultats obtenus sur le plan de la pauvreté tels que mesurés par la probabilité d'entrer dans une période de faible revenu, d'en sortir et de se trouver en situation de faible revenu chronique.

C'est parce que, au début des années 2000, les personnes appartenant à la catégorie «immigrants qualifiés» qui arrivaient au Canada étaient en fait plus susceptibles d'entrer dans une période de faible revenu et de se trouver dans une situation de faible revenu chronique que leurs homologues de la catégorie du regroupement familial.

En outre, le léger avantage que possédaient les immigrants ayant étudié à l'université sur, par exemple, les arrivants possédant des études secondaires au début des années 1990 était en grande partie disparu en 2000, alors que le nombre d'immigrants très scolarisés avait augmenté.

Les variations des caractéristiques des immigrants arrivant au pays ont effectivement eu une incidence sur la composition du groupe des immigrants se trouvant dans une situation de faible revenu chronique.

Parmi ceux qui sont arrivés en 2000, 52 % des personnes se trouvant dans une situation de faible revenu chronique faisaient partie de la catégorie économique des immigrants qualifiés. Environ 41 % détenaient un grade universitaire, comparativement à 13 % dans le cas de la cohorte de 1993.

 

 

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