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Diversification : Essentielle dans toute stratégie

Nous savons qu'aucun placement, si sûr soit-il, est exempt de tout risque. Si vous ne détenez que des espèces, des CPG ou des obligations, vous êtes exposé au risque d'inflation et au risque lié aux taux d'intérêt décrits dans la section Quoi que vous fassiez de votre argent, il y aura toujours un risque.

La seule façon de vous prémunir contre ces deux risques est d'assumer un risque supplémentaire en achetant des actions. Même si elles représentent un placement à plus haut risque, seules les actions ont le potentiel de croissance dont vous avez besoin pour contrer les effets de l'inflation et assurer votre sécurité financière future.

En détenant des espèces, des CPG, des obligations et des actions dans votre portefeuille, vous employez une stratégie dite de « diversification », probablement la stratégie de placement la plus importante et la plus efficace que vous puissiez utiliser, car elle vous permet d'atteindre simultanément deux objectifs à première vue inconciliables : réduire le risque et accroître vos rendements.
Au début des années 90, deux économistes ont reçu un prix Nobel pour l'élaboration de la Théorie moderne du portefeuille. Ils ont découvert que, en associant deux placements dont les rendements réagissent différemment au même événement, il est possible de réduire le risque et d'accroître le rendement en même temps.

Divers secteurs de l'économie et divers titres peuvent réagir différemment aux mêmes événements. Par exemple, une hausse des taux d'intérêt peut augmenter la valeur de certains placements et diminuer la valeur d'autres placements.

La diversification augmente le rendement et réduit le risque en associant le rendement élevé des actions à une base solide constituée d'espèces et de placements à revenu fixe.

Pendant une période échantillon de dix ans, un portefeuille diversifié a affiché 95 % du rendement moyen d'un portefeuille constitué uniquement d'actions, avec moins de 40 % du risque. Le portefeuille diversifié présentait un risque moindre puisqu'en période de baisse des actions, les titres à revenu fixe continuaient de procurer un revenu.

La diversification s'obtient de diverses façons

Certaines des plus grandes sociétés de gestion de patrimoine appliquent des stratégies de placement prévoyant une diversification des avoirs, des styles de gestion de portefeuille et des gestionnaires.

Diversification des avoirs - Les avoirs peuvent être diversifiés de plusieurs façons. La méthode de diversification la plus importante - la diversification des catégories d'actif - consiste à détenir une combinaison d'actions et d'obligations ainsi que des espèces. On peut ensuite diversifier les secteurs géographiques pour profiter des possibilités qui existent ailleurs dans le monde et tabler sur les différences entre les performances économiques des différents pays, les meilleures compensant pour les plus faibles. Enfin, il est possible de diversifier les secteurs économiques en espérant qu'un ralentissement dans un secteur pourrait être compensé par une accélération dans un autre. Chacun de ces types de diversification concourra à accroître les rendements et à réduire le risque.

Diversification des styles - Chaque catégorie d'actif est répartie entre plusieurs styles de gestion - axés sur la croissance, la valeur et le revenu - et plusieurs capitalisations boursières - petite, moyenne et grande.

Diversification des gestionnaires - Il est possible d'améliorer les rendements des portefeuilles en faisant appel à plusieurs gestionnaires aux styles complémentaires qui réagissent chacun à leur façon dans des conjonctures différentes.
Une telle diversification est hors de portée de la plupart des particuliers puisqu'elle nécessiterait qu'ils disposent d'un immense capital. Néanmoins, certains fonds communs de placement et programmes d'investissement vous permettent de profiter des avantages de ce type de portefeuille à plusieurs niveaux de diversification.

La répartition de l'actif détermine le rendement

Sauf pour les portefeuilles les plus modérés, qui ne contiennent aucune action, les trois catégories d'actif devraient être représentées dans chaque portefeuille.

Il vous faut des espèces pour jouir d'une certaine sécurité et pour la liquidité qui vous permettra de profiter des occasions lorsqu'elles se présenteront.

Il vous faut des obligations et des CPG pour préserver votre capital et bénéficier d'un revenu constant.

Et il vous faut des actions pour réaliser une plus-value qui vous aidera à contrer les effets de l'inflation et de l'imposition.


« Pour gagner beaucoup d'argent, ce n'est pas le choix des actions qui compte, mais la répartition de l'actif. »     
Barton Biggs, gourou financier

Vous devez maintenant vous demander de quoi devrait se composer votre actif, comment votre capital devrait être réparti entre les catégories et quels pourcentages vous devriez détenir en actions, en obligations et en espèces.

Choisir la répartition de l'actif, c'est répondre à toutes ces questions et, au cas où vous douteriez de l'importance d'un tel exercice, des études montrent que plus de 80 % du rendement des portefeuilles à long terme dépend de la composition de l'actif.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce n'est pas tant les actions ou les fonds communs de placement que vous avez choisis qui importent que la répartition d'actif choisie.

Prenez donc le temps nécessaire pour déterminer la combinaison des avoirs qui vous convient avant de commencer à choisir les actions ou les fonds communs de placement dans lesquels vous investirez ; cela en vaut la peine.

Votre portefeuille devrait contenir quelques placements étrangers

Parmi les nombreuses décisions de répartition de l'actif que vous prendrez, il y en a une qui est facile : vous devriez inclure quelques placements étrangers dans votre portefeuille pour augmenter les rendements potentiels tout en diminuant le risque.

Saviez-vous que le Canada représente moins de 3 % des investissements dans le monde ? Cela signifie que, si vous n'avez pas d'avoirs étrangers en portefeuille, vous ne profitez pas de 97 % de toutes les possibilités de placement et du rendement de certaines des meilleures sociétés du monde.

Voici quelques chiffres fondés sur les rendements annualisés du TSE (maintenant le TSX), S&P 500 et MSCI pour la période de 1981 à 2001 et comparant le rendement d'un portefeuille de titres canadiens et d'un portefeuille diversifié contenant des titres étrangers.

Portefeuille de titres canadiens
Actions canadiennes : 100 %
Actions américaines : 0 %
Actions étrangères : 0 %
Rendement annuel : 10,7
Écart type : 15,2

Portefeuille diversifié contenant des titres étrangers
Actions canadiennes : 70 %
Actions américaines : 15 %
Actions étrangères : 15 %
Rendement annuel : 11,2
Écart type : 11,4

Comme vous pouvez le constater, non seulement le portefeuille diversifié contenant des placements étrangers a surclassé le portefeuille composé exclusivement de placements canadiens, mais il était beaucoup moins exposé au risque.

Le message est clair. Si vous n'incluez pas quelques actions étrangères dans votre portefeuille, non seulement vous manquez des possibilités de croissance, mais vous vous exposez à un risque plus grand que nécessaire.

Quelle est la meilleure stratégie pour vous ?

La plupart des portefeuilles devraient être structurés en fonction de cinq objectifs :

  • la croissance
  • le revenu
  • la protection contre l'inflation
  • la tranquillité d'esprit et la préservation du capital
  • la réduction des impôts payés

Vous devez déterminer l'importance relative de chacun et les garder à l'esprit tout en constituant le portefeuille. Il n'existe pas de pondération optimale convenant à chaque investisseur. L'importance relative accordée à chaque objectif est affaire de choix personnel.

Trois questions pour amorcer votre réflexion

1. Quels sont vos objectifs ? Pourquoi faites-vous des placements ? Pour amasser de l'argent dans un but particulier ? Pour acheter une maison ? Un chalet ? Pour vous payer des vacances ou un voyage de rêve ? En vue de la retraite ? Qu'est-ce qui compte le plus pour vous à ce stade-ci - la croissance ou la sécurité ? Voulez-vous tirer un revenu de vos placements maintenant ou plus tard ? À quelle sorte de rendement vous attendez-vous ?

2. Quel est votre horizon de placement ? Quand comptez-vous utiliser le fruit de vos placements ? Dans combien de temps aurez-vous besoin de puiser dans votre capital investi ou de toucher le revenu de vos placements ? Cette question est très importante, car le risque que vous prenez et le rendement de vos placements peuvent varier selon votre horizon de placement. En général, plus cet horizon est éloigné, plus vous pouvez vous permettre de faire des placements dynamiques. Plus cet horizon est rapproché, moins vous devez prendre de risques.

3. Quel est votre degré de tolérance au risque ? Il y a augmentation progressive du risque et du rendement selon que l'argent est placé dans des espèces, des obligations ou des actions. Vous devez mettre en balance le rendement que vous souhaitez obtenir et le risque que vous êtes prêt à courir. Si vous voulez des rendements de 10 % et plus par année, sans risque, vous demandez l'impossible.

Nous nous sommes penchés sur la dimension émotive du risque, mais il y en a bien d'autres. Vous devez également prendre en considération la facilité avec laquelle vous pouvez remplacer votre capital. Si vous ne gagnez aucun revenu, ce ne sera pas chose facile. Il vous faut donc user davantage de prudence. Vous devez aussi prendre en considération votre situation financière, la planification de votre succession et votre taux d'imposition.

Votre âge constitue un autre facteur important. En règle générale, plus vous êtes jeune, plus vous pouvez vous montrer audacieux dans vos placements. À mesure que vous avancez en âge, vous devez faire preuve d'une plus grande prudence, car vous avez moins de temps pour combler toute perte éventuelle de valeur de votre portefeuille.

Quand rééquilibrer votre portefeuille

Il serait bon que vous revoyiez de temps en temps votre stratégie de répartition de l'actif en fonction de la conjoncture et des perspectives du marché. En rééquilibrant votre avoir en portefeuille - espèces, obligations et actions -, vous pouvez atténuer le risque en période de recul et augmenter la croissance en période de hausse.

À quel moment faut-il procéder à un rééquilibrage ? En règle générale, vous devriez songer à un rééquilibrage si votre portefeuille déroge de plus de 5 % à la répartition recommandée.
Un autre cas pourrait nécessiter un rééquilibrage. Disons que vous visez une croissance modérée et qu'au moment où vous constituez votre portefeuille, l'économie est en phase de croissance. Pour profiter de l'augmentation des bénéfices des entreprises, il vous faudra un pourcentage relativement élevé d'actions, peut-être 60 %, avec 30 % d'obligations et 10 % d'espèces.

Lorsque l'économie entre en phase de contraction, les taux d'intérêt peuvent grimper et les bénéfices des entreprises peuvent commencer à régresser. Vous jugerez alors peut-être bon de délaisser les actions au profit des obligations et des espèces, dans une proportion, par exemple, de 20 % d'actions, 45 % d'obligations et 35 % d'espèces.

Bon nombre d'investisseurs ont de la peine à déterminer quel devrait être le pourcentage d'actions dans leur portefeuille. Il n'y a pas de formule fixe. Cela dépend de vos objectifs et de votre profil d'investisseur. Cependant, de façon générale, plus vous êtes âgé, moins vous devriez détenir d'actions.

Diversification + patience = succès

Qu'entendez-vous par « réussite » ? Si la réussite, pour vous, c'est de voir vos placements rapporter 30 % à 40 % et plus par année, ni la diversification ni la patience ne vous permettront d'y parvenir. Pour obtenir de tels résultats, il faut se lancer dans la spéculation, s'exposer à un degré très élevé de risque et, surtout, avoir beaucoup de chance.


« La patience est l'amie de la sagesse. »      Saint Augustin

Toutefois, si votre conception de la réussite est d'obtenir un rendement raisonnable sur vos placements en courant un risque acceptable, alors la diversification et une perspective à long terme sont les clés de votre réussite.

« L'important n'est pas d'anticiper le marché, mais d'y rester. »

Le meilleur allié de l'investisseur, c'est le temps. Dans un sens, la principale différence entre faire des placements et spéculer, c'est l'horizon de placement. Si vous regardez les rendements boursiers (tels que mesurés par l'indice S&P) pendant n'importe quelle période de dix ans au cours du siècle dernier, vous verrez que les actions ont donné un meilleur rendement que tout autre actif financier.

Il ne fait aucun doute que l'on gagne à ne pas sortir du marché. Habituellement, un fort pourcentage de la croissance des actions est attribuable à quelques bonnes journées. Manquer ces quelques jours fastes peut coûter très cher, comme en témoignent les chiffres ci-dessous :

Dix années selon les indices TSX et S&P

  • aucune interruption - gain de 8,8 %
  • en ayant manqué les 10 meilleures journées à la bourse - gain de 4,7 %
  • en ayant manqué les 20 meilleures journées à la bourse - gain de 1,4 %
  • en ayant manqué les 50 meilleures journées à la bourse - perte de 5,6 %

Comme le montrent ces chiffres, pour atteindre vos objectifs de placement, vous devez faire preuve d'une persévérance inébranlable pendant une longue période. Une modification profonde de votre portefeuille en réaction à des fluctuations à court terme de la bourse peut être coûteuse.


« Mes placements, je préfère les conserver à vie. »     
Warren Buffet

L'une des pires erreurs, et malheureusement l'une des plus courantes, commises par les investisseurs est de perdre patience ou de paniquer lorsque le marché chute. À moins que vous ayez une bonne raison, comme de déclarer une perte aux fins de l'impôt, la cession de titres en réaction à un déclin du marché ne fait que vous assurer une perte qui, jusque-là, n'existait que sur papier.

Une vision à court terme peut aussi vous priver de gains que vous réaliseriez au moment de la reprise du marché. Si vous regardez les tendances passées, vous verrez que le marché rebondit toujours après un grand déclin.

La volatilité des actions ne fait aucun doute. Cependant, la possibilité de perdre de l'argent, bien qu'elle constitue un facteur important à court terme, diminue considérablement à plus long terme.

De tout cela, nous pouvons dégager trois règles simples pour réussir ses placements :

  • Investissez dans toutes les catégories d'actif ;
  • armez-vous de patience et adhérez à votre plan à long terme ;
  • si vous avez des doutes, relisez la règle numéro 2.
 

 

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